L’institut CSA a réalisé fin mai 2009 une enquête auprès de 452 micro-créateurs aidés par l’Adie et ayant créé leur activité au cours des derniers 18 mois. Cette étude nous révèle trois informations-clés :
- la majorité des micro-entrepreneurs se disent touchés par la crise (75 %, dont 41 % très touchés) ;
- ils expriment une forte demande d’accompagnement pour les aider à traverser cette période. 53 % disent se sentir très isolés, même si 69 % déclarent être bien soutenus par l’Adie ;
- malgré cela, 80 % se disent optimistes pour les deux années à venir.
Au cœur de la crise, les micro-entrepreneurs s’accrochent
« L’opinion française a le moral en berne. La majorité des salariés et des patrons se disent désormais directement concernés par la crise. Les salariés vivent la menace du chômage pour eux-mêmes ou pour quelqu’un de leur entourage. Les patrons sont dans l’angoisse quant à leur chiffre d’affaires, aux relations avec leurs clients ou leur banque, et l’avenir de leurs salariés. Parfois même ils doutent de la possibilité de poursuivre leur activité. Ce sentiment est encore plus prégnant dans les PME-PMI et dans les Très Petites Entreprises.
Malgré cet environnement d’autant plus préoccupant que personne ne sait quand l’économie repartira, les micro-entrepreneurs surprennent par leur optimisme.
Ces femmes et ces hommes se disent bien sûr touchés par la crise. Pourtant ils gardent le moral, et 80 % d’entre eux se disent confiants à l’horizon des deux ans qui viennent.
Bien plus que les entrepreneurs classiques, les micro-entrepreneurs croient à un avenir. Leur volonté, les « galères » qu’ils ont déjà connues, leur forte identification à l’entreprise qu’ils ont créée, leur donnent du « punch » pour persévérer. Ils sont une population en mouvement, capable de trouver des solutions pour s’adapter à un contexte difficile.
Une leçon à méditer pour les acteurs économiques traditionnels ! »
Roland Cayrol, politologue, Fondateur et Conseiller de l’Institut CSA
Juillet 2009
