« Ce que j’apprécie le plus, c’est de recevoir les porteurs de projet. Échanger avec les micro-entrepreneurs, les conseiller, les guider sur le chemin semé d’embûches de la création d’entreprise, voilà qui est galvanisant ! Ayant moi-même été à leur place, je sais à quel point cette écoute et ce soutien sont précieux. »

Assanata, racontez-nous votre parcours…

Mon parcours professionnel, comme personnel, est marqué par tout ce qui a trait à l’associatif : études dans l’administration économique et sociale et les relations internationales, stage auprès du HCR (Haut-Commissariat aux Réfugiés), chargée de levée de fonds au sein de plusieurs ONG. Mais je ne faisais pas suffisamment de terrain à mon goût. Alors, en attendant de concrétiser mon projet de partir à l’étranger, j’ai débuté une carrière dans l’immobilier en devenant chargée de développement et partenariats, tout en reprenant le chemin de l’école pour suivre un Master Marketing et Vente. De là est né mon futur projet d’entreprise : créer une marque de cosmétiques.

Comment l’Adie a croisé votre route ?

En 2010, mon diplôme en poche, j’ai quitté l’immobilier et suis partie à l’aventure pour aller à la rencontre de fournisseurs potentiels en Afrique. J’avais pour idée de développer un business solidaire, éthique, en faisant appel à de petits producteurs locaux. J’ai parcouru le Burkina Faso et le Mali durant 6 mois avant de revenir en France pour suivre une formation dédiée aux créatrices d’entreprises. Puis en 2013, suite à l’immatriculation de ma société, la recherche de financements a commencé. Étant au chômage, les banques m’ont fermé leur porte. Et c’est comme ça que j’ai frappé à celle de l’Adie.

Donc avant de devenir à votre tour conseillère à l’Adie, vous étiez d’abord bénéficiaire ?

Exactement ! J’ai été accompagnée par l’antenne Adie de Doudeauville dans le 18e à Paris. J’ai pu bénéficier d’un financement et d’un accompagnement personnalisé sur tout ce qui concernait la stratégie et le développement commercial. Mon microcrédit obtenu en décembre 2013 m’a permis de lancer la production du premier stock dès le début de l’année 2014.

Comment êtes-vous passée de l’autre côté du miroir ?

Cela faisait 3 ans que j’avais démarré mon activité. Dans la création d’entreprise, la troisième année représente un cap, un palier à passer. C’est l’heure du premier bilan. J’avais le choix, soit de pérenniser l’existant, soit de poursuivre le développement. J’ai décidé d’assurer la pérennité du projet en place pour me permettre de lever un peu le pied. Depuis la prospection démarrée en 2010, je me suis entièrement investie dans ce projet tout au long de ces 7 dernières années et j’avais un peu le nez dans le guidon. J’avais besoin de prendre du recul. J’ai alors cherché un emploi à temps plein dans le domaine du social et du solidaire. Et c’est à ce moment que j’ai découvert une offre d’emploi pour le poste de conseiller dans la future antenne Adie de Cergy-Pontoise. J’ai postulé et ma candidature a été retenue ! L’agence a été inaugurée en avril 2016 et j’ai pris mes fonctions fin juin.

En quoi consiste votre mission ?

Il s’agit d’une toute nouvelle antenne, alors il y a tout à créer !  C’est grâce au soutien de deux donateurs partenaires du Fonds Adie, la Fondation Bettencourt-Schueller et la Fondation Sisley-d’Ornano, qu’un tel projet a été rendu possible. Le potentiel à Cergy est immense, notamment concernant l’entrepreneuriat féminin, et la création de cette antenne était plus que bienvenue ! Comme, pour l’instant, je suis seule sur cette antenne, je jongle entre le rôle de conseiller et celui de chargé de développement. Chaque semaine, je reçois des porteurs de projets en recherche de financements. En parallèle, j’entre en contact et j’échange continuellement avec l’ensemble de nos partenaires tels que les maisons de quartier, la communauté d’agglomération, les mairies, les autres associations dédiées à la création d’entreprise qui interviennent en amont ou en aval de l’Adie comme Initiatives 95, Pôle Emploi...

Quels sont les objectifs majeurs auxquels doit répondre l’antenne de Cergy ?

L’une des principales missions que s’est fixée l’Adie en créant cette antenne est de permettre aux femmes d’accéder plus facilement à la création d’entreprise. Grâce au soutien de la Fondation Sisley-d’Ornano, l’antenne de Cergy est pensée pour être un Pôle Territorial de Référence en faveur du développement de l’entrepreneuriat féminin dans le Val d’Oise. L’idée est d’encourager et de soutenir les femmes dans la création de leur activité : pour ce faire, on organise régulièrement des événements en partenariat, notamment, avec l’association Du Côté des Femmes et Initiatives 95.

Le second objectif visé par l’antenne de Cergy concerne le déploiement des actions de l’Adie au sein des quartiers dit « prioritaires de la politique de la ville ». Dans cette optique, je me suis rapprochée des Maisons de quartier pour savoir dans quelle mesure l’association peut intervenir auprès de leur public. Là encore, on participe aux démarches locales comme le Bus de l’Initiative qui sillonne le Val d’Oise à la rencontre des habitants des quartiers. S’insérer dans ce type d’événement permet à l’Adie de se faire connaître auprès des populations de ces zones en difficulté et de les sensibiliser à la création d’entreprise. 

Vous êtes au début d’une aventure, comment voyez-vous les choses évoluer ?

Aujourd’hui, avec l’ouverture très récente de l’antenne, nous sommes en pleine phase de développement et de recherche de visibilité ! Ce travail est nécessaire pour que l’association puisse s’implanter efficacement auprès de son public cible, mais ce que j’apprécie le plus, c’est de recevoir les porteurs de projet. C’est l’aspect humain de mon métier qui m’intéresse le plus. Échanger avec les micro-entrepreneurs, les conseiller, les guider sur le chemin semé d’embûches de la création d’entreprise, voilà qui est galvanisant ! Ayant moi-même été à leur place, je sais à quel point cette écoute et ce soutien sont précieux. Je me souviens très bien du soulagement que j’ai ressenti à l’issue de mon premier rendez-vous avec l’Adie, quand j’ai découvert que tout espoir d’être financé n’était pas perdu... Je suis heureuse, à mon tour, de pouvoir apporter une solution alternative aux créateurs désireux de démarrer leur activité le plus tôt possible.

L’Adie reste une association, ce n’est pas une banque. Notre première mission est d’accompagner. Et le potentiel, encore une fois, est immense sur la communauté de Cergy. Je regorge d’idées, j’ai en tête plein d’axes de développement possibles. On part d’un portefeuille vierge, et le plus important, pour le moment, c’est de l’étoffer et de le faire croître. Car, il ne faut pas l’oublier, le meilleur vecteur de communication de l’Adie, ce sont, avant tout, les porteurs de projet eux-mêmes...

 

Crédit photos : © Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise


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Portraits de micro-entrepreneurs soutenus par l'Adie

  • Marie, Fabricante de toilettes sèches personnalisées
    Créateur d'entreprise
    « Pour quitter la fonction publique, il fallait être un peu fou ! Mais je ne voulais pas passer à côté de mon projet ».
  • Samih, restaurateur syrien
    Créateur d'entreprise
    Créateur du restaurant « Les Portes de Damas », Samih a bénéficié du soutien de l’Adie. Passionné de cuisine et de musique, cet entrepreneur a su créer un cadre chaleureux et accueillant pour les amateurs de cuisine syrienne.
  • Annie, couturière à Marseille
    Créateur d'entreprise
    « Je parle beaucoup de l’Adie autour de moi à ceux qui veulent monter leur projet. C’est un bon moyen de mettre le pied à l’étrier ». « Sans l’Adie, je n’aurais jamais pu continuer. »

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