Jerome_ADR_Adie_Aquitaine« Ce qui m’a toujours interpellé, c’est l’envie d’entreprendre de ces porteurs de projet en difficulté. Je suis admiratif de tous ces créateurs qui arrivent à se lancer sans disposer de moyens au départ. »

Comment l’Adie a croisé votre route professionnelle ?

Après mes études en biologie, je souhaitais mener un projet de création en lien avec la nature. Dans cette optique, j’ai suivi un DESS sur l’entrepreneuriat à l’université de Bordeaux. À l’issue de cette année d’étude, mon projet s’est révélé peu réaliste mais je me suis découvert une véritable passion pour le secteur entrepreneurial. Je me suis donc tout naturellement orienté vers ce domaine en exerçant au sein d'un cabinet de conseil en création et reprise d'entreprise à Bordeaux. Dans le cadre de l’accompagnement proposé aux créateurs venus solliciter notre aide, nous étions amenés à les diriger, pour le financement de leur projet, soit vers une structure bancaire classique, soit vers l’Adie. C’est par ce biais que j’ai découvert le microcrédit et les missions de l’association. En 2008, la responsable de l’accompagnement au sein de l’antenne Adie de Lormont, avec laquelle j’étais régulièrement en contact, a demandé sa mobilité à Paris. Et j’ai repris le poste.

Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre l’association ?

Les missions qui incombaient au poste de responsable de l’accompagnement étaient particulièrement intéressantes parce qu’à l’époque, il y avait tout à mettre en place. Il s’agissait d’un nouveau dispositif qu’il fallait développer : le défi était de taille ! J’étais également attiré par la dimension associative. En rejoignant une structure comme l’Adie, je pouvais mettre à profit mon expertise pour accompagner des personnes dans le besoin. Ce qui m’a toujours interpellé, c’est l’envie d’entreprendre de ces porteurs de projet en difficulté. Je suis admiratif de tous ces créateurs qui arrivent à se lancer sans disposer de moyens au départ.

Quelles sont les missions que vous assurez dans le cadre de votre poste actuel ?

Depuis 2012, je suis devenu adjoint au directeur régional de l'Adie Nouvelle Aquitaine Hautes-Pyrénées. Mon travail a pour axes principaux la coordination du pôle administratif qui appuie la direction régionale (la gestion logistique des antennes, l’accueil des créateurs, le suivi des dossiers...), l’ensemble des aspects de communication et la gestion des partenariats en lien avec les encadrants de la direction régionale, les délégués territoriaux et en étroite relation avec les partenaires régionaux (Conseil régional, entreprises, Pôle Emploi, RSI).

Quel est l’aspect le plus passionnant de vos missions ?

Ce qui me plaît le plus, c’est l’ensemble des actions de communication à mettre en place : un véritable challenge ! Le domaine de la communication regroupe à la fois la mise en œuvre des campagnes de communication, l’organisation des outils, la gestion des réseaux sociaux, le suivi des événements (campagnes nationales et temps forts locaux). De multiples actions rythment ainsi l’année. Et quand c’est une réussite, c’est très gratifiant ! Même si ça peut être prenant, parfois fatigant, j’en tire une réelle satisfaction. Ce qui me manque, en revanche, c’est d’être moins en contact, aujourd’hui, avec les bénéficiaires de l’Adie. Mais j’ai la chance de travailler à Lormont qui réunit à la fois la direction régionale de Nouvelle-Aquitaine et la principale antenne de Gironde, ce qui me permet de croiser régulièrement des créateurs.

Quels sont les projets que vous souhaitez mener dans les prochains mois ?

Actuellement, nous avons trois sites qui déploient l’un des programmes phares de l’Adie, le dispositif CréaJeunes, à Lormont, Angoulême et Poitiers. Depuis 2008, 700 jeunes ont ainsi été accompagnés et nous souhaitons en faire bénéficier à toujours plus de jeunes. Dans cet objectif, nous voulons mettre en place des sessions CréaJeunes délocalisées dans les quartiers prioritaires.

Pourquoi focaliser votre action sur les quartiers prioritaires ?

De manière générale, nous souhaitons, cette année, renforcer nos actions au cœur de ces quartiers. Nous disposons de 4 antennes régionales situées au sein de ceux-ci à Lormont, Poitiers, Châtellerault et, tout récemment, Talence. Notre ambition est de développer la permanence dans ces zones en difficulté, de poursuivre et multiplier les initiatives pour aller à la rencontre des futurs porteurs de projet. Il faut savoir que le taux de chômage des jeunes y atteint près de 50%. C’est à ce public, bien connu de l’Adie, que nous voulons nous adresser en priorité. Dans les villes ne bénéficiant pas d’antenne Adie, il est nécessaire de mettre en place des permanences. L’important est d’être présent. Et pour cela, nous avons besoin de mobiliser nos partenaires financiers. La création d’une nouvelle antenne girondine à Talence a été rendue possible, notamment grâce au soutien du Fonds Adie et à la mobilisation de partenaires locaux.

De même à La Rochelle, nous avons mis en place, il y a un an, le dispositif Adie MicroBusiness. C’est une sorte de programme CréaJeunes en condensé et qui s’adresse à tous les porteurs de projet. Une trentaine de créateurs, pour l’instant, en ont bénéficié. L’idée, désormais, est de déployer ce dispositif sur d’autres territoires grâce au soutien de donateurs et partenaires financiers.

Où trouvez-vous les financements nécessaires à la mise en place de ces projets ?

Le développement de toutes ces initiatives suppose, bien évidemment, d’organiser des actions de sensibilisation et de mobiliser des fonds. Depuis quelques mois, un groupe de quatre bénévoles s’est constitué pour solliciter les entreprises et entrepreneurs de Gironde. L’un des axes de 2017 est de multiplier ce type de groupe dédié à la prospection de financeurs. La recherche de financements s’articule entre les actions du Fonds Adie et les actions du service partenariat de Gironde. Trouver des partenaires financiers est toujours laborieux et c’est une réelle satisfaction quand nous trouvons un terrain d’écoute.

En ce début d’année, avez-vous un vœu que vous aimeriez voir exaucé ?

Obtenir le soutien financier de nouveaux partenaires et donateurs pour collecter les fonds nécessaires à la réalisation de nos objectifs. C’est le nerf de la guerre. On a beau bénéficier de toute la mobilisation des acteurs de l’Adie, sans apport financier, difficile de mettre en place les projets.

 

En savoir plus :

> L'Adie déploie son action dans les quartiers prioritaires

> Ce que l'Adie propose pour les publics des quartiers prioritaires

> Comment soutenir les actions de l'Adie grâce aux dons


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Portraits de micro-entrepreneurs soutenus par l'Adie

  • Marie, Fabricante de toilettes sèches personnalisées
    Créateur d'entreprise
    « Pour quitter la fonction publique, il fallait être un peu fou ! Mais je ne voulais pas passer à côté de mon projet ».
  • Samih, restaurateur syrien
    Créateur d'entreprise
    Créateur du restaurant « Les Portes de Damas », Samih a bénéficié du soutien de l’Adie. Passionné de cuisine et de musique, cet entrepreneur a su créer un cadre chaleureux et accueillant pour les amateurs de cuisine syrienne.
  • Annie, couturière à Marseille
    Créateur d'entreprise
    « Je parle beaucoup de l’Adie autour de moi à ceux qui veulent monter leur projet. C’est un bon moyen de mettre le pied à l’étrier ». « Sans l’Adie, je n’aurais jamais pu continuer. »

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